Arrêté avec 10 kg de chanvre indien: Samba Badji risque 10 ans de travaux forcés

Les faits reprochés à Samba Badji, mécanicien de son état, remontent au 1er juillet 2016. Ce jour-là, les éléments du poste de police du commissariat de Grand-Dakar ont exploité une information de dénonciation d’un trafic intense de drogue aux HLM 1. Les limiers ont effectué une descente à minuit chez le domicile du mis en cause. Cette perquisition a permis de découvrir une quantité importante de drogue, estimée à 10 kg dans sa chambre.

Interpelé sur la provenance de la drogue saisie, le prévenu avait indexé son neveu Amadou Ndiaye Diop, qui la lui aurait confiée. « Je n’ai jamais vendu de la drogue, je ne fume même pas de cigarette », s’est défendu le prévenu à la barre de la Chambre criminelle. 

Arrêté, son neveu a nié les accusations portées contre lui par son propre oncle et a été relaxé par manque de preuves. « Samba Badji me vendait des cornets de drogue. J’ai arrêté de fumer il y a deux ans à cause de mes crises épileptiques », avait déclaré le défunt Amadou Ndiaye Diop (Ndlr, le neveu) à la police. 

Pour le ministère public, la matière procédurale du droit public n’est pas similaire au code régissant la lutte contre la drogue, qui est dérogatoire. Ce qui est nécessaire lors de la descente de la police, c’est la présence de l’accusé sur les lieux, a précisé le défenseur de la société, qui ajoute qu’il n’y a pas eu de violations du code de procédure pénale. Pour la répression, il a requis 10 ans de travaux forcés et une amende de 2 millions de francs FCfa. 

Quant à l’avocat de la défense, Me Daff, il a dénoncé la perquisition et la descente « illégale » selon lui, de la police chez son client, sans obéir aux règles du code de procédure pénale. Pour lui, le droit du prévenu a été violé lors de son arrestation. « Cela revient à la nullité du dossier avec les mentions de l’article 55 de l’Uemoa, non notifié à son client. Il faut un équilibre entre la force policière et la faiblesse du prévenu. La justice doit aider le prévenu et être en équilibre avec l’accusation », a estimé Me Daff. 

S’il ni y a pas eu un acte de vente ni de cession, il faut viser le délit de détention, pas le trafic, a soutenu Me Mbaye. A titre principal, la défense a plaidé l’acquittement de l’accusé au bénéfice du doute et, à titre subsidiaire, une application bienveillante de la loi pénale. 

Au final, l’affaire est mise en délibéré pour le 20 août prochain. 

Le Témoin

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