Babacar Ba, Conseiller technique du Secrétaire général des Sénégalais de l’extérieur se prononce sur la situation du Coronavirus dans la petite côte…

Mbour à l’épreuve de la pandémie de Covid-19: nous devons réagir et nous adapter pour plus de résilience.

Une position géographique plus que confortable, deux mamelles économiques de choix (pêche et tourisme) ajoutées à un potentiel culturel très significatif, Mbour a tout pour se positionner comme un véritable pôle d’équilibre de notre politique nationale d’aménagement et de développement.

Et pourtant, la ville de Mbour est l’une des villes les plus impactées par la crise du coronavirus.

Et pour preuves…

Erigé en priorité dans l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal Emergent (PSE), le secteur halieutique a réussi à conserver sa place de pilier de l’économie nationale malgré les nombreuses contraintes structurelles et conjoncturelles qui l’assaillent. Son rôle est stratégique dans la sécurité économique, alimentaire et sociale, en termes de création d’emplois, de richesses et d’équilibre de la balance commerciale. Première source de devise du pays, sa valeur commerciale est ainsi évaluée à hauteur de 272,466 milliards de franc cfa en 2018 (DPM, 2018) et son pouvoir d’emploi à plus de 600 000 empois (directs et indirects).

Les mesures d’atténuation du choc sanitaire au Sénégal, notamment l’état d’urgence et la fermeture des frontières, ont eu la particularité de bouleverser le fonctionnement des systèmes de pêches artisanaux, par là même l’économie sénégalaise. En effet, les systèmes de pêche artisanaux sont tributaires d’un ensemble de conditions notamment la libre circulation des pêcheurs dans les eaux maritimes sénégalaises, l’accès aux centres de débarquement à certaines heures, la fluidité des systèmes de transports inter-régionaux, interterritoriaux et aéroportuaires. Avec la pandémie, le secteur a enregistré une baisse importante des exportations de poissons frais qui s’établirait entre 90% et 100%. Il en résulte ainsi une chute de chiffre d’affaires des entreprises opérant dans cette filière qui, jadis, était le premier poste d’exportation du Sénégal.

Pour rappel, le département de Mbour assure à lui seul 90% des mises à terre de la région de Thies et 40% de la production nationale avec notamment ses deux ports de pêche artisanaux de Joal et de Mbour.

Par ailleurs, l’ambition du Plan Sénégal Émergent (PSE) était de se placer dans le top 5 des pays touristiques en Afrique en accueillant plus de trois millions de touristes par an à l’horizon 2023. Mais la Covid-19 étant passée par là, les hôtels et restaurants ont dû fermer durant plus de trois mois. Le tourisme représente 10 % du PIB et emploie plus de 100 000 personnes. En trois mois, le Sénégal a déjà perdu l’équivalent de 225 millions d’euros.

Pour rappel, le département de Mbour abrite la première station balnéaire de l’Afrique de l’ouest, à Saly. Destination privilégiée des touristes français, cette station balnéaire accueille chaque année plus de 1.6 million de personnes.

Ne devrait-on pas s’occuper d’ores et déjà des répercussions économiques inévitables de la crise sanitaire sur la pêche et le tourisme à Mbour afin d’assurer un après-Covid-19 propice à la régénération de l’économie halieutique et touristique de notre ville?

C’est à cela que je compte m’engager avec mes équipes dans les jours et mois à venir pour aller à la rencontre de tous les professionnels de ces secteurs cruciaux pour réfléchir, ensemble, sur des leviers de résilience de notre ville grandde Mbour. Et c’est aussi mon appel à la mobilisation de tous les acteurs politiques de notre ville pour mutualiser nos efforts afin de mieux mitiger les risques liés à la pandémie. #ensemblepourmbour #babacarba #kebetu #mbour #peche #tourisme #resilience #stopcovid19 #relanceeconomique

Babacar BA
Citoyen de la ville de Mbour

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Besoin d'aide? Chattez avec nous