Sport

Youssouph Dabo actuel entraineur du stade de Mbour et de l’équipe nationale U20,
ancien coach Guédiawaye FC, diplômés (diplômes d’entraineurs) en France.
Ancien footballeur,
il a joué au Sénégal dans certains clubs comme US Rail en ligue1 (1997-1998), US Ouakam (ligue2), La Renaissance de Yoff (ligue2).
Après quelques années au Sénégal, il part en Tunisie, en France (Saint Denis, le Rexa…), et une saison au Luxembourg (au Royal MP).
Pour plus de détails, faisons plus ample connaissance avec Coach Dabo.

[wpdevart_like_box profile_id= »773952596130714″ connections= »show » width= »300″ height= »200″ header= »small » cover_photo= »show » locale= »en_US »]

Bonjour Coatch, « mayo boyi drah si entrainement bi »

Rire, « damaay tasse séni yaram ».

C’est un plaisir de faire cet interview avec vous.

Merci, tout le plaisir est pour moi.

Comment vous êtes arrivé dans ce club ?

Auparavant j’étais à Guédiawaye FC, j’avais un contrat de 2ans.
Lors de la deuxième saison j’ai eu à accompagner l’équipe nationale
du Sénégal à la CAN au Gabon comme superviseur et analyste vidéo.
Et voila à mon retour, mon patron qui est le président de Guédiawaye (Djamil Faye)
m’a limogé parce qu’il n’était pas d’accord que j’accompagne la sélection.
C’est après cela que les gens de Stade De Mbour m’ont contacté,
nous avions trouvé un accord très rapidement au mois de février 2017.
C’est comme ça je suis arrivé au stade de Mbour.

Pouvez-vous nous présenter le club et votre politique ?

Beuh, stade de Mbour est un club qui a été formé en 1960.
Au niveau palmarès on a juste gagné la coupe de la ligue la saison passée,
et auparavant finaliste de la coupe du Sénégal avec le coach Mr Abdoulaye Sarr.

Au niveau de la politique,
comme je l’ai dit à mon staff ça fait un an que nous sommes là,
mon objectif est de faire grandir le club, comme je le dis souvent,
Pour qu’un club grandisse, il faut qu’il essaie de gagner des trophées.
Beuh « alhamdoulilah » Dieu merci, nous l’avions la saison passée.
cette saison aussi on s’est fixé comme objectif de gagner un trophée.
voilà, on travaille pour ça !

Pour la politique de jeu je peux pas trop m’avancer, parce qu’on essai restructurer certaines choses; ce n’est pas évident et facile, mais bon on avance petit à petit.

Quelles sont les relations entre le staff technique, le coach et les joueurs ?

Nous avons une bonne relation, parce que nous sommes tous des jeunes
de la même génération. Donc on arrive à discuter du football
et d’autres choses qui n’ont rien en avoir avec le sport.
nous avons une bonne relation avec les joueurs, les dirigeants, de même que la
communauté supporter.
Globalement je dis que nous avons une bonne relation avec la ville.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières durant votre carrière d’entraineur ?

En France j’avais pas de difficultés particulières parce que c’est un niveau professionnel où tu as tout ce que tu veux au niveau matériel et moyen humain tout est sur place.
Maintenant en venant au Sénégal, c’était un autre monde.
Mais bon voilà !
On a déclaré le football sénégalais est professionnel
mais dommage ça reste beaucoup de choses.
En somme l’enseignement que j’en tire,
c’est une belle expérience et ça me permet en tant que jeune entraineur
de gagner en expérience et de pouvoir m’en servir dans le futur « inshallah ».

Vous n’aurez pas des difficultés à manager le stade de Mbour et des U20 de l’équipe
sénégalaise ?

Bien sûr, y’aura forcément des difficultés parce que je ne suis qu’une seule personne
pour gérer deux groupes. Heureusement que je suis entouré par des joueurs compétents ici à Mbour et au niveau de la sélection.
C’est un travail que je ne peux pas faire tout seul. Je compte énormément
sur mes partenaires en club comme en sélection pour pouvoir mener ces deux missions, et j’espère que nous y arriverons tous ensemble.

Comment jugez-vous votre bilan actuel :
5 victoires 5 matches nuls et 2 défaites ?

Mitigé, parce que je pense nous devrions dépasser ce stade au niveau comptable,
nous sommes à 20 points mais voilà nous avons loupé certains matches
mais ça nous fait grandir ça fait grandir les joueurs, le groupe et le staff aussi
parce que nous sommes des jeunes qui viennent débuter ce métier.
Heureusement ça sera pour bientôt la phase retour,
il faudra vraiment se rattraper pour atteindre l’objectif.

Quelle est votre analyse sur le championnat ?

C’est un championnat très difficile et homogène aussi.

Avez-vous des joueurs du club qui jouent dans les U20 ?

Bon pour le moment nous avons pas encore fait de stage.
Mais y’ a des joueurs U20 qui sont au stade de Mbour,
ils sont sélectionnables, mais reste à voir s’ils s’auront le prouvé ;
ce n’est pas parce que je suis au stade de Mbour que je vais prendre des joueurs de mon club.
J’écrémerai ceux qui ont le potentiel d’évoluer en équipe nationale.
Parce que cette dernière doit être gratin du football local, donc je ne vais pas prendre
n’importe qui pour plaire aux gens.

Ça ne causera pas problème ?
Par exemple si on vous taxe que le coach n’a pas de bon joueur capable
de jouer en équipe nationale.

Non ça ne me posera problème parce que s’il y’a des joueurs meilleurs qui sont dans d’autres je les prends, et après c’est à eux de travailler à arriver à ce niveau.
l’équipe nationale c’est du mérite c’est pas un cadeau.

Comment vous avez apprécié la prestation de l’équipe nationale lors des éliminatoires
de la coupe du monde ?

Après beaucoup de critiques sur le niveau du jeu, c’était une belle prestation parce que l’objectif s’était de se qualifier à coupe la monde.

Comment appréciez vous le jeu d’Alune Cissé ?

C’est le résultat qui est important.
Beuh maintenant que se soit lui, moi ou quelqu’un d’autre, on s’est tous que l’équipe peut s’améliorer.

Que pensez-vous du drame du 15 juillet dont Mbour pleure toujours.

Un drame qui est toujours présent dans les esprits, très difficile à digérer
parce que le football c’est pas ça ; c’est la fête, c’est la joie, on doit aller au stade pour rigoler même si on est adversaire pendant 90 minutes voir 120.
c’est vraiment dommage que se soit arrivé au Sénégal, ça a égratigné l’image de ce pays au niveau international.
Récemment, il y’a des souvenirs douloureux qui se sont réveillés par rapport à la réintégration de l’US Ouakam dans ce championnat.

Un mot pour challenge Magazine

Bon je vous encourage comme je le fais avec mes partenaires parce que rien est facile dans la vie, surtout quand on débute un projet, il faut beaucoup de courages, parce qu’il y’aura des hauts et des bas.
il faut savoir s’accrocher dans les moments terribles.
Le jour où la lumière sera là tout le monde va applaudir.
Donc je vous encourage et j’espère que vous trouverez votre bonheur sur Challenge Magazine.

Nous vous remercions

Merci à vous aussi à bientôt !

[wpdevart_like_box profile_id= »773952596130714″ connections= »show » width= »300″ height= »200″ header= »small » cover_photo= »show » locale= »en_US »]

Fallou Ndour & Omar Samba SY