Wade sanctifié, LeBron sermonné : les Tops et les Flops de la semaine en NBA

Les Tops

D Wade rejoint un duo de légendes

Remonté au classement de la conférence Est à la faveur d’une belle série de 8 victoires en 10 matchs, le Miami Heat a lourdement rechuté ce dimanche en s’inclinant par 24 points d’écart à Atlanta, pourtant l’une des pires équipes de la Ligue. La soirée n’aura cependant pas été totalement à oublier pour la franchise floridienne, qui a vu sa légende Dwyane Wade garnir encore un peu plus les livres d’histoire.

Face aux Hawks, “Flash” a ainsi inscrit le 500e panier à 3 points de sa longue carrière, ce qui lui permet de s’imposer définitivement comme l’un des joueurs les plus complets de tous les temps. A bientôt 37 ans, Wade, qui dispute sa dernière saison de joueur pro, a en effet accumulé plus de 20 000 points, de 5 000 passes décisives, de 4 000 rebonds, de 1 500 interceptions, de 800 contres et donc de 500 paniers à 3 points. Seuls deux joueurs dans toute l’histoire de la Ligue en ont fait autant : Michael Jordan et LeBron James. Deux références qui suffisent à comprendre pourquoi le MVP 2006 laissera lui aussi une trace indélébile dans la mythologie NBA.

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Dwyane Wade un peu plus dans la légende de la NBA…✨💯

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Les Spurs font de nouveau peur

Il faut toujours se méfier des conclusions hâtives. Début décembre, beaucoup d’observateurs s’inquiétaient pour les San Antonio Spurs, méconnaissables en défense et décimés par une cascade de blessures. La franchise texane allait-elle, pour une fois, vivre une saison galère, au sein d’une conférence Ouest impitoyable ? Un mois plus tard, les hommes de Popovich sont remontés dans le top 8 et affichent la plus longue série en cours d’invincibilité de toute la NBA (5 victoires depuis leur succès chez les Los Angeles Clippers le 29 décembre).

Après trois probantes victoires à domicile (face à Boston, Toronto et Memphis), les Spurs ont enchaîné la nuit dernière avec un succès autoritaire sur le parquet des Detroit Pistons, et ce malgré un début de match raté (les Pistons menaient de 12 points après 6 minutes de jeu). Avec une profondeur de banc retrouvée, un collectif au diapason et deux locomotives offensives performantes (DeMar DeRozan et LaMarcus Aldridge), la franchise texane a trouvé un rythme de croisière qui fait d’elle l’une des toutes meilleures équipes du moment en NBA, voire la meilleure. Sur les 10 derniers matchs, San Antonio est en effet la 2e meilleure attaque et la 6e meilleure défense de la Ligue. Une 22e participation consécutive aux playoffs semble désormais tout à fait envisageable…

Les Flops

LeBron se fait dégonfler le melon

Le “King” aurait sans doute mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Une séquence diffusée le 31 décembre dans son émission “More than an athlete” sur ESPN a en effet déclenché un certain tollé dans le microcosme de la NBA. Blessé et absent des parquets depuis le 25 décembre, LeBron James y donne son sentiment sur le magnifique et inattendu sacre des Cleveland Cavaliers face aux Golden State Warriors lors des finales 2016 et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas dans la fausse modestie : “Cette victoire a fait de moi le plus grand joueur de tous les temps“.

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« C’est ce qui a fait de moi le meilleur joueur de tous les temps. Battre ces Warriors. »

LeBron tape du poing sur la table dans son dernier épisode More Than An Athlete, en affirmant qu’il est le GOAT après le comeback des Cavs face aux Warriors de 2016.

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Sur ce sujet des plus épineux, le ton affirmatif de LBJ n’a pas du tout plu à certains grands anciens, qui se sont empressés de le reprendre de volée. “J’adore LeBron, mais je pense que c’est irrespectueux envers Bill Russell, Kareem Abdul-Jabbar, Larry Bird, Magic Johnson, Michael Jordan, a ainsi énuméré Kevin McHale, ancien coéquipier de Bird aux Celtics, cité par Parlons BasketTu n’as pas besoin de dire ça à propos de toi-même. Laisse les autres le dire.” Même son de cloche du côté du mythique meneur des Pistons Isiah Thomas : “Il y a quelque chose dans la grandeur qui nécessite de l’humilité. Je n’ai jamais entendu Michael Jordan ou Kareem Abdul-Jabbar dire qu’ils sont les plus grands joueurs de tous les temps. Même s’ils le pensent. On ne dit tout simplement pas ce genre de choses.” Lieutenant attitré du grand Michael Jordan, Scottie Pippen enfonce le clou : “Mon problème avec cette histoire, c’est que si tu es bien le plus grand joueur de tous les temps, pourquoi est-ce que tu as besoin de le dire ? Michael Jordan n’a jamais, JAMAIS dit qu’il était le plus grand joueur de l’histoire de ce jeu. Pourquoi ? Parce qu’il respecte ceux qui sont passés avant lui. En disant cela, LeBron se sort d’une certaine manière lui-même de la conversation.” Le débat n’a en tout pas fini d’agiter les fans de basket.

Les Wolves gagnent, mais virent Tom Thibodeau

Depuis le départ de Jimmy Butler (envoyé à Philadelphie en novembre dans le cadre d’un échange, après avoir demandé son transfert juste avant le début de la saison), les Minnesota Timberwolves, qui avaient entamé l’exercice 2018/19 de manière catastrophique, vont beaucoup mieux. Sur les 27 matchs disputés après le trade, le bilan est positif (15 victoires, 12 défaites), ce qui a permis à Karl-Anthony Towns et à ses coéquipiers de rester dans la course aux playoffs, particulièrement serrée à l’Ouest. Ce dimanche, les Wolves ont même régalé leur public en surclassant des Los Angeles Lakers diminués par les absences de joueurs importants (LeBron James, Rajon Rondo, Kyle Kuzma).

La victoire par 22 points d’écart a cependant été suivie d’une nouvelle étonnante. Moins de deux heures après la fin du match, on apprenait en effet que Tom Thibodeau était démis de ses doubles fonctions de coach principal et de président des opérations basket. Victime collatérale de résultats décevants depuis son arrivée à l’été 2016, l’ancien entraîneur des Bulls paye aussi ses nombreux désaccords avec le propriétaire de la franchise Glen Taylor, qui avaient notamment éclaté au grand jour au moment de l’affaire Butler. Le timing de l’annonce a en tout cas de quoi interpeller, alors qu’une série de gros matchs attend les Wolves. C’est sous la houlette du très jeune Ryan Saunders (32 ans), membre du staff depuis 2014 mais novice en tant qu’entraîneur principal, que Minnesota va finir la saison et tenter d’accrocher une place en playoffs. Sur le papier, le pari semble risqué…

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